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Une semaine sans malbouffe !

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Le snack après la plage « pour manger sur le pouce », le fast-food de temps à autre « pour faire plaisir aux enfants » et des plats surgelés en soirée pour « profiter au maximum des invités »… Même en vacances, la tentation de la malbouffe – pourtant décriée tant sur le plan du goût que de la santé – reste omniprésente. Parce que nous n’avons pas envie de nous imposer des contraintes, parce que le « tout prêt » nous donne l’impression de libérer du temps pour toutes les activités qui sont le sel de nos vacances.

A découvrir

Notre défi de la semaine : renoncer à la malbouffe pour redécouvrir les vertus et les plaisirs d’une alimentation saine et fait maison. Rébarbatif ? Avec nous, relevez le défi, vous pourriez bien être surpris !

Mais à considérer la cuisine et les repas comme des temps morts à raccourcir toujours davantage, nous passons à côté de bien des plaisirs. A commencer par celui de préparer et de déguster en famille un repas fait maison, aussi simple soit-il. Comme celui, encore, de redécouvrir la saveur authentique de produits sains ou d’aliments dont nous avons oublié le goût au naturel.

 

Certes, cela demande un peu de temps et des talents que nous ne sommes pas sûrs de posséder : combien d’entre nous avouent piteusement ne pas être de parfaits « cordons-bleus » ? Mais ce sont précisément à ces barrières – que nous construisons d’ailleurs souvent nous-mêmes – que le défi de cette semaine entend s’attaquer. Car il n’est nul besoin d’être un chef pour cuisiner et surtout prendre du plaisir à cuisiner. Ni pour se rendre compte que le temps que nous passons derrière nos fourneaux est tout sauf perdu.

Cuisiner, c’est ressentir

« Faire une pause dans nos mauvaises habitudes alimentaires signifie prendre le temps de repenser notre rapport à la nourriture mais aussi la relation à notre corps. Un temps nécessaire pour savoir comment nous le traitons au quotidien » précise Delphine Debronde, coach et psychothérapeute. Une question fondamentale qui concerne non seulement le contenu de nos assiettes mais aussi notre façon de nous nourrir. Un exemple ? Un plat tout prêt, vite réchauffé, sera très certainement aussi vite englouti. En un mot : bien souvent, nous ne mangeons plus, nous nous alimentons. Sans penser, sans rien éprouver. « Pourtant quand nous mangeons, nous ingérons autant d’émotions que d’aliments, poursuit Delphine Debronde. C’est pour cela qu’il est important de prendre le temps de découvrir ce dont nous avons réellement besoin. Ce qui nous pousse à manger ou non. Ce que l’on cherche à combler avec tel ou tel aliment. »

Réduit à la portion congrue, le temps autrefois dévolu à la préparation du repas nous fait ainsi cruellement défaut aujourd’hui. Non seulement nous ne nous interrogeons plus sur nos besoins, ni sur ce que nous mangeons, mais surtout nous avons oublié toute la gamme des sensations, pourtant si douces, que nous apporte la cuisine. « Cuisiner, c’est avant tout ressentir, éprouver. Nous avons un rapport très sensuel aux aliments : les étals des marchés pour le plaisir des yeux, mais aussi les parfums des fruits que l’on coupe ou le toucher quand on lave, on épluche ou on sculpte les légumes », poursuit la coach. Autant de sensations agréables que le contact glacial du carton que l’on sort du congélateur a parfois malheureusement éclipsées.